Klimt et les femmes (4)

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Gustav Klimt, Pallas Athéna, 1898, huile sur toile, 75 x 75 cm, Vienne

Voilà le quatrième article sur notre rubrique Klimt et les femmes. Vous pouvez cliquer pour (re)lire le premier, deuxième ou troisième !

Cette fois ci je vous propose le site art-deco.france.pageperso-orange.fr. L’adresse du site « pageperso-orange.fr » nous indique dès le début qu’il ne s’agit pas d’un site institutionnel mais de celui d’un particulier. Après recherche, je n’ai trouvé aucune information sur l’auteur, il n’est donc malheureusement pas possible de vérifier sa légitimité. Le site, d’un point de vue graphique, est assez « vieillot ».

Une barre latérale sert de menu et on y trouve les rubriques suivantes : Sommaire, Dessin, Couleurs, Caricature, Affiches, Chefs-d’oeuvre, Insolite, Marché de l’art, Expo, Perso, Contact. Le site propose donc une variété de sujet assez importante sur l’art européen (peinture et sculpture) à partir du XVème siècle.

La page principale est découpée en différentes rubriques : L’invité du mois (un dossier sur un artiste), Humour, Urbanisme, Tableau du mois, Photo d’art, Expositions ou Marché de l’art. A noter qu’a contrario de la rubrique Expo qu’on retrouve dans le menu, ici on nous propose des expositions en cours pour l’année 2016. Le site est donc toujours en activité.

Sur la gauche une colonne « Coup de pinceau » nous permet d’accéder rapidement à tous les dossiers sur les artistes présents sur le site, qui sont classés dans l’ordre alphabétique. C’est de cette façon qu’on trouve notre page sur Klimt.

La page est plutôt longue, elle correspond plus à un dossier qu’à un article et est divisée en de nombreuses rubriques :

  • Notes biographiques : Ici une troisième biographie de Klimt, à compléter avec celle de Wikipédia et Universalis, que je vous ai proposé dans le premier article Biographie de Klimt.
  • En bref: Un paragraphe qui répond tout de suite à la problématique de notre blog. Gustav Klimt est un homme solitaire qui vit avec ses maîtresses et les peints. Il s’inspire beaucoup de la mythologie et de l’Antiquité pour les représenter en femme fatale et forte, toujours dans des poses sensuelles. Un premier lien nous renvoie à la galerie de ses toiles, divisée en trois parties : les portraits, les paysages et l’érotisme. Quelques phrases également sur la Succession (à lire une rapide explication de ce qu’est la Sécession Viennoise dans l’article Zoom sur une oeuvre, Les Trois Ages de la femme, 1905) dont Klimt a été un des meneurs. Pour l’illustrer, un second lien nous renvoie à la Frise Beethoven, avec un texte explicatif en allemand.
  • Gustav KlimtJudith I, 1901 Öl auf Leinwand 84 x 42 cm
    Gustav Klimt,  Judith I, 1901, huile sur toile, 84 x 42 cm, Vienne

    Portraits de vamp et de super femmes: Klimt peint sa première « super femme », La Pallas Athéna en 1898. Inspiré par l’Antiquité, le corps de la puissante guerrière est mis en valeur et devient un ornement, couronné d’or. De nombreux symboles présents sur la toile empruntent aussi à « l’imagerie freudienne des rêves ». Je vous renvoie d’ailleurs à la lecture de l’article Klimt et les femmes (3) et Klimt et les femmes (5), où une analyse freudienne explique pourquoi Klimt perçoit et représente les femmes ainsi. Sa « super femme » se féminise de plus en plus et ce sont avec les deux portraits Judith  I (1901) et Judith II (1909) que Klimt peint ses « vamp » : de belles femmes sensuelles et charmantes, icônes de modernité.

  • Les mécènes: Klimt vit aussi grâce à de nombreux mécènes comme le magnat de l’acier Karl Wittergenstein, le magnat du textile Fritz Warndorfer, les Knips ou encore les Lederer, pour qui il peint des portraits de leurs femmes.
  • L’art du portrait: Le premier portrait d’une femme de mécène que Klimt exécute est celui de Sonja Knips en 1898. Au premier coup d’œil on ne reconnait que peu le style de Klimt, puisque celui-ci s’est inspiré de plusieurs artistes pour sa toile : Charlotte Wolter en Messaline de Hans Makart (1875), et Whistler. On apprend qu’il dénudait ses modèles pour les peindre, puis les habillait directement sur sa toile. S’en suit les portraits de Serena Lederer (1899), Gertha Felsövànyi (1902) ou celui de sa maîtresse Emilie Flöge (1902), son plus grand amour.
  • Création de ses tissus si précieux : Klimt s’est inspiré de la nature pour peindre les tenues de ses modèles : feuilles de hêtres et poirier pour le Portrait d’Emilie Flöge (1902) ou des fleurs rouges/orangées pour Eugénia Primavesi (1913). Il y a des vignettes des tableaux pour illustrer ces propos.
  • « La pollution érotique de Klimt » rappelle les estampes japonaises : Les différentes poses que Klimt fait prendre à ses modèles, puis leur tenue, puisqu’elle sont habillées ou non, rappelle des estampes japonaises où la femme est érotisée de la même manière. L’auteur de l’article nous cite deux artistes japonais, Torri Kiyonaga (1752-1815) puis Kitagawa Utamaro (1753-1806), célèbres également pour leur représentations érotiques. Il y a des similitudes concernant la pose des modèles, parfois offertes au regard du spectateur qui devient malgré lui un voyeur.
  • Rodin admirateur : Une courte phrase annonçant la relation amicale que partageait Klimt et Rodin. Ils se seraient inspirés mutuellement, voir l’article Zoom sur une oeuvre… Les Trois Ages de la Femme (1905). Klimt a été attaqué à de nombreuses reprises, ses détracteurs l’accusaient de perversion et pornographie. Sa réponse était sans équivoque : des tableaux où les jeunes femmes sont provocantes et sensuelles et s’en amusent !  Le tableau Danaé (1907) a d’ailleurs été jugé trop provoquant pour être exposé dans la demeure de l’empereur François-Joseph Ier d’Autriche, qui appréciait beaucoup Klimt.
  • Galerie de portraits, dessins et paysages : Renvoie à une galerie sélective des œuvres de Klimt.
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Gustav Klimt, Danaé, 1907, huile sur toile, 77 x 83 cm, collection privée à Vienne

En conclusion, si la page est visuellement assez brouillon et que je n’ai pas pu vérifier l’identité de l’auteur, j’ai trouvé l’article très intéressant. Il répond parfaitement à notre  problématique puisqu’il est principalement consacré à sa relation avec ses modèles et leur représentation. Assez complet, il nous a aussi apporter de nouvelles informations, comme sa relation avec ses mécènes. Enfin, j’ai noté quelques fautes de datation ou d’orthographe sur certains noms. Je donnerai encore le même conseil : croiser les informations trouvées ici avec celles de sites où l’auteur est vérifié et légitime.

M.D.

 

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